Posez vos questions à Oria. Donnez‑lui un document, et elle le résume. Elle rédige aussi un brouillon, que le professionnel corrige. C’est une IA générative, ou IAG, et un robot conversationnel. Toutes ses fonctions sont dans la fiche technique.
Vous mettez Oria en marche à votre bureau et vous la reliez à vos ordinateurs. Vous verrouillez ensuite son bouton maître avec votre mot de passe. Votre machine devient alors un coffre‑fort, coupé d’internet et de tout accès extérieur. La connexion reste au bureau, entre Oria et vos ordinateurs.
Voir comment une IA locale fonctionne au bureau
Vous gardez le contrôle
Le bouton maître est la porte du coffre‑fort. Vous le protégez avec un mot de passe de votre choix. Fermée, cette porte coupe Oria d’internet, et aucun autre bouton ne peut la rouvrir. L’IA n’a accès ni au bouton maître, ni au gros bouton qui met Oria hors ligne. Seule une personne peut cliquer sur ces deux boutons.
Hors ligne, vous ouvrez Oria depuis chaque ordinateur, tablette ou téléphone relié au réseau du bureau. Vos textos et vos appels passent par la clé cellulaire, avec notre propre système, sans internet. L’entretien à distance passe par un ordinateur du bureau, et seulement tant que la personne à cet ordinateur garde le pont ouvert. Elle voit tout en miroir.
Si vous ouvrez la porte du coffre‑fort pour mettre Oria en ligne, vous contrôlez chacune des six fonctions qui utilisent internet. Vous pouvez aussi cacher à Oria les ordinateurs et les disques du bureau.
Le CLOUD Act peut‑il toucher vos dossiers ?
Non, pas ceux qui restent sur Oria, dans votre bureau. Les fournisseurs visés par le CLOUD Act ne les ont pas. Seul ce que vous envoyez vous‑même à un service en ligne peut se retrouver entre leurs mains.
Les États-Unis ont adopté le CLOUD Act en mars 2018. Il vise les fournisseurs de services de communication électronique ou d’informatique à distance, comme l’hébergement en ligne. Quand la loi américaine l’exige, ces fournisseurs doivent garder les données de leurs clients ou les remettre, même si elles se trouvent hors des États-Unis. Cela vaut pour tout ce qu’ils ont entre les mains ou sous leur contrôle.
Voici le texte de la loi, en anglais :
« A provider of electronic communication service or remote computing service shall comply with the obligations of this chapter to preserve, backup, or disclose the contents of a wire or electronic communication and any record or other information pertaining to a customer or subscriber within such provider’s possession, custody, or control, regardless of whether such communication, record, or other information is located within or outside of the United States. »
Source : 18 U.S.C. § 2713, ajouté par le CLOUD Act le 23 mars 2018. Le département de la Justice des États-Unis dit aussi que cette loi date de mars 2018.
La loi protège le secret professionnel
Au Québec, le secret professionnel est un droit de la personne. La Charte des droits et libertés de la personne le dit en toutes lettres :
« Chacun a droit au respect du secret professionnel.
Toute personne tenue par la loi au secret professionnel et tout prêtre ou autre ministre du culte ne peuvent, même en justice, divulguer les renseignements confidentiels qui leur ont été révélés en raison de leur état ou profession, à moins qu’ils n’y soient autorisés par celui qui leur a fait ces confidences ou par une disposition expresse de la loi.
Le tribunal doit, d’office, assurer le respect du secret professionnel. »
Source : Charte des droits et libertés de la personne, art. 9.
Le Code des professions oblige aussi chaque professionnel à respecter ce secret :
« Le professionnel doit respecter le secret de tout renseignement de nature confidentielle qui vient à sa connaissance dans l’exercice de sa profession.
Il ne peut être relevé du secret professionnel qu’avec l’autorisation de son client ou lorsque la loi l’ordonne ou l’autorise par une disposition expresse. »
Source : Code des professions, art. 60.4, al. 1 et 2.
Le Barreau du Québec a un guide sur l’IA générative
Dans la 2e édition de son Guide pratique pour une utilisation responsable, parue en 2025, le Barreau du Québec parle du secret professionnel. Entrer une information protégée dans un système ouvert au public, c’est déjà une violation. Un système fermé, qui garde les données en interne, protège mieux. Voici ses mots :
« Le simple fait d’entrer des informations protégées par le secret professionnel dans un tel système ouvert (c’est-à-dire un système accessible au public et dont les données ne sont pas stockées en interne) constitue une violation, même sans reproduction ou divulgation effectives (voir note 5). En revanche, les systèmes en circuit fermé, développés et déployés au sein d’une organisation et conservant les données en interne, réduisent ces risques. »
Source : Barreau du Québec, Guide pratique pour une utilisation responsable, 2e édition.
Avec Oria, vos dossiers restent en interne, sur la machine de votre bureau.
Le guide demande aussi de parler ouvertement de l’IA à vos clients, et de juger quand obtenir leur consentement par écrit. Il demande de garder vos échanges avec l’IA au moins 7 ans après la fermeture du dossier. Avec Oria, vos conversations restent sur la machine, au bureau, et l’outil de sauvegarde les copie.
Voir ce que le guide demande, point par point, et la formation obligatoire
Ce que la police d’assurance du Barreau couvre et ne couvre pas
Dans son édition 04‑2026, la police d’assurance responsabilité professionnelle du Barreau du Québec parle d’« actifs informationnels ». Les plateformes d’intelligence artificielle en font partie. Son article 1.15 définit ces actifs ainsi :
« ACTIFS INFORMATIONNELS : Toute technologie de l’information ou de communication, système ou infrastructure informatique, équipement ou périphérique informatique (incluant les équipements mobiles), réseau, système d’exploitation, logiciel, site internet, plateforme technologique, dont celles basées sur l’intelligence artificielle, Données et application mobile, qu’ils appartiennent à l’Assuré ou à des tiers. »
Selon l’article 2.04, la police ne couvre pas les dommages et les frais causés par un accès illicite à ces actifs. Elle ne couvre pas non plus ceux causés par une atteinte à leur intégrité, à leur disponibilité ou à leur fonctionnement. C’est pareil pour les dommages et les frais causés par une fraude ou un acte d’ingénierie sociale. L’ingénierie sociale, c’est quand quelqu’un manipule une personne pour obtenir un accès ou un renseignement.
La police couvre quand même les dommages causés par la perte ou le vol d’un support de stockage externe. Cela vaut aussi pour un appareil numérique, comme un ordinateur, une tablette ou un téléphone.
Voici le texte :
« Le présent contrat ne s’applique pas à une Réclamation ou partie d’une Réclamation : (…)
m) découlant de dommages ou de frais occasionnés par :
i) tout accès illicite à un Actif informationnel;
ii) toute atteinte à l’intégrité, la disponibilité ou au fonctionnement d’un Actif informationnel;
iii) toute usurpation d’identité, utilisation non autorisée d’identifiant ou tout autre processus frauduleux impliquant l’usage ou l’accès à un Actif informationnel;
iv) tout acte d’ingénierie sociale;
et ce, quelle qu’en soit la cause ou la nature des fautes ayant pu y contribuer directement ou indirectement en tout ou en partie.
Demeurent cependant couverts les Dommages résultant de la perte ou du vol d’un support externe de stockage de données ou d’un appareil numérique, dont les ordinateurs, tablettes et téléphones intelligents. »
Source : Fonds d’assurance responsabilité professionnelle du Barreau du Québec, police 2026‑2027, éd. 04‑2026.
Vos dossiers restent hors d’atteinte d’internet. Un clic sur le gros bouton coupe internet, et seule une personne peut utiliser ce bouton.
Ce que demande la Loi 25
En 2021, la Loi 25 a modifié la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé. La loi modifiée rend chaque entreprise responsable des renseignements personnels qu’elle détient, à l’article 3.1. Elle demande une évaluation des facteurs relatifs à la vie privée quand vous achetez, développez ou refaites un système qui touche ces renseignements, à l’article 3.3. Elle la demande aussi avant d’envoyer un renseignement personnel hors du Québec, à l’article 17.
Avec Oria, l’IA vous répond depuis la machine, au bureau. Elle n’envoie rien à l’extérieur.
Voir la Loi 25, article par article
À qui écrire chez Agent Oria
Écrivez à info@agent-oria.com. Le responsable de la protection des renseignements personnels d’Agent Oria vous répond. Notre politique de confidentialité explique quels renseignements le site recueille et pourquoi. Elle précise aussi combien de temps le site les conserve.